12 août 2026 · Camille Herviaux
Les titres longs reviennent, et les lecteurs ne fuient pas toujours
Depuis le printemps, on voit réapparaître des titres de vingt mots et plus sur des sites de marque qui, il y a deux ans, juraient par la formule courte. L’explication paresseuse parle d’algorithmes. En relisant les pièces, une autre hypothèse tient mieux : les équipes veulent situer un sujet déjà saturé avant même le chapô.
Cela ne marche pas partout. Sur les newsletters du matin, le titre long fatigue. Sur une page d’analyse publiée le jeudi, il sert de contrat de lecture. Page Lighthouse a comparé seize publications francophones d’annonceurs entre juin et juillet : les textes qui tenaient leur promesse dans les trois premiers paragraphes gardaient le lecteur ; les autres perdaient la mise, titre ou pas.
Pour une équipe à Rennes ou ailleurs, la leçon est terre à terre. Allonger le titre sans allonger la documentation, c’est décorer. Si vous n’avez pas le temps de sourcer, gardez le titre court et dites moins.